jeudi 22 mars 2018

San Augustin

On n'en sait guère sur les deux civilisations de San Augustin qui ne possédaient pas d'écriture. Elles se sont épanouies entre le VI ème siècle avant J-C. et le XIV ème de notre ère sur la haute vallée de la Magdalena plus long fleuve de Colombie que nous avons déjà présenté dans la plaine caribéenne sur l'article consacré à Monpox.




Sur plusieurs dizaines de kilomètres dans cette profonde vallée verdoyante se dressent plus de 500 statues monolithiques et sépultures gravées de figures humaines ou animales. 
Elles témoignent de la richesse du pouvoir des cultures précolombiennes. Les tombes que gardaient ces statues on été pillées effaçant les couleurs d'origines, rouge bleu et jaune, exposées à la lumière du jour.







La Fuente de Lavapatas, creusée à même le lit de la rivière forme un réseau de bassins et de rigoles et figures gravés dans la roche.



La petite ville de San Augustin, à 1700 mètres dans la Cordillère centrale, ne présente pas d'intérêt particulier mis à part son actif marché. 


 

Nous avons pris nos quartiers sur les hauteurs dans une jolie cabane ronde construite en torchis et bambous dans un jardin fleuri, adresse tenue par un français: La Casa de François.







samedi 17 mars 2018

Les indiens Guambianos

Les Guambianos représentent la 4ème population indigène de Colombie soit 21 000 habitants vivant dans les montagnes qui entourent la commune de Silvia.

Ils sont vêtus, hommes comme femmes, d'une jupe et une cape courte bleu roi coiffés d'un chapeau melon, ou une sorte de galette tressée selon leur appartenance à un village.


Ils rejoignent chaque mardi en tenue traditionnelle le marché de Silvia pour vendre, acheter, ou se regrouper. C'est alors l'effervescence autour des étales très colorés de fruits et légumes. Un espace très important est dédié aux nombreuses variétés de pommes de terre. 






L'espace boucherie triperie


Le secteur panela (sucre)


Sur la place les femmes vendent leurs mochilas ( sacs tissés en laine ) colliers et bracelets. Les touristes affluent par bus entiers depuis Popayan à seulement 1.30 heure de route.

Des porteurs chargent les camions/bus qui rejoignent les villages d'altitude en début d'après midi.












Les touristes partis eux aussi nous retrouvons le calme et ne restons qu'une poignée à Silvia ce qui nous permet dès le lendemain de découvrir les Guambianos dans leur élément naturel. 




Ces paysans cultivent à 3000 mètres et plus, des pommes de terre, des oignons, des petits pois, etc...mais certains choisissent une culture plus lucrative: le pavot.

Assez farouches ils ne souhaitent pas être photographiés dans leurs champs de '' fleurs '', je dois devenir discret au travers des haies pour faire quelques clichés.
Carlos, notre sympathique hôtelier nous explique le processus: 
on extrait la pulpe des bulbes du pavot, la mixte avec des produits chimiques, puis la chauffe pour séparer la morphine et l'héroïne. Bien sûr nous n'avons pas vu au marché d'étale pour ces denrées destinés à ceux qui ''marchent sur l'eau'' où volent jusqu'à se brûler les ailes comme Icare.

Le village de Campana que nous rejoignons avec une '' chiva'' 4x4 collectif. 


 Vers le lac de Santa Clara
 Une école primaire près du lac Santa Clara